| À l’attention des rédacteurs sportifs
Pour diffusion immédiate Date : Le 15 mars 2010 |
Pour renseignements : David Baden
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Joannie Rochette se retire des Championnats du monde de patinage artistique de l’UIP
OTTAWA (ONT.) – La médaillée de bronze olympique et médaillée d’argent en titre des Championnats du monde, Joannie Rochette, s’est retirée des Championnats du monde de patinage artistique de l’UIP qui auront lieu la semaine prochaine.
La patineuse âgée de 24 ans d’Île Dupas, Québec, a concouru aux Jeux olympiques d’hiver 2010 à Vancouver, peu après le décès de sa mère Thérèse Rochette. L’impact émotionnel des trois dernières semaines a eu une grande incidence sur la décision de Joannie de ne pas participer aux championnats qui auront lieu du 22 au 28 mars, à Turin, en Italie.
« Compte tenu de tout ce qui s’est passé au cours des quelques dernières semaines, j’ai manqué beaucoup de temps d’entraînement, ce qui signifie que je ne me sens pas prête, ni d’un point de vue émotionnel ni d’un point de vue physique, à bien patiner à ces championnats et, encore une fois, disputer une place sur le podium », a signalé Joannie. « Quand je participe à une compétition, je veux faire de mon mieux pour les partisans et pour respecter la nature compétitive du sport. Je ne pourrais simplement pas y parvenir, ni pour les partisans, ni pour moi-même la semaine prochaine. »
« Je tiens aussi à remercier tous ceux au Canada et dans le monde entier qui m’ont tellement appuyé. Ma famille et moi avons été comblés de gentillesse. Je tiens à vous dire que vos paroles d’encouragement m’ont vraiment aidé à traverser cette période très difficile », a ajouté Joannie. « Je souhaite aussi transmettre à notre équipe canadienne mes meilleurs vœux de succès à Turin. J’espère que ce sera pour eux une excellente compétition. »
Myriane Samson, 22 ans, de St.-Jean-sur-Richelieu, Québec, remplacera Joannie dans l’équipe canadienne. Myriane s’entraîne avec Nathalie Martin, Danièle Robillard et Manon Perron au CPA Saint-Léonard, à Montréal. Elle se joint à Cynthia Phaneuf, 22 ans, de Contrecœur, Québec, à titre de représentantes du Canada dans l’épreuve féminine aux championnats.
La famille Rochette est sincèrement reconnaissante des tendres pensées, cartes, courriels et mots de soutien en ces moments difficiles. De nombreuses personnes désirent savoir comment elles peuvent rendre honneur à Thérèse Rochette, mère de Joannie Rochette. La famille Rochette demande aux personnes qui veulent faire un don à sa mémoire de le faire parvenir directement à la Fondation des maladies du cœur du Québec.
Il y a trois façons de faire un don.
- Téléphonez à la Fondation des maladies du cœur au 1 888 473-4636.
- Envoyez votre information par la poste à l’adresse suivante :
Heart & Stroke Foundation of Québec
Fondation des maladies du cœur du Québec
1434, rue Sainte-Catherine Ouest, bureau 500
Montréal (Québec) H3G 1R4 - Faites un don en ligne sur le site web de la fondation à www.heartandstroke.qc.ca / www.fmcoeur.qc.ca.
Appuyez sur le bouton jaune « FAITES UN DON » en haut à droite de la page et suivez les directives.
Joannie et la famille Rochette remercient de tout cœur tous ceux et celles qui ont fait un don à cet organisme de charité, à la mémoire de Thérèse Rochette.
Joannie est arrivée au Québec hier, attendue par une foule de partisans, en compagnie des autres athlètes du Québec qui ont participé aux Jeux Olympiques de Vancouver 2010. Voici quelques extraits vidéos de sa rencontre avec les médias.
Merci pour votre support envers Joannie Rochette pendant ces temps difficiles. Joannie voudrait que tous ses fans sachent qu’elle apprécie l’amour et les encouragements qu’elle reçoit.
Si vous voulez faire parvenir une carte à Joannie, envoyez vos souhaits à :
Joannie Rochette
c/o David Baden
IMG
304 Park Avenue South, 5th Floor
New York, NY 10010 USA
Pour toutes demandes média, contactez l’agent de Joannie : david.baden@imgworld.com
Je ferai un retour aux sources cette semaine aux championnats canadiens de London, en Ontario. C’est là où j’ai gagné mon tout premier titre national chez les seniors, en 2005.
Pour moi, ce retour est significatif. Je garde de beaux souvenirs de cette ville et je boucle la boucle en quelque sorte. J’avais planifié ma carrière jusqu’en 2010 et je ne sais pas précisément ce que le futur me réserve.
Je tenterai de remporter un sixième championnat consécutif. Le chiffre est significatif : Jennifer Robinson, qui a dominé la catégorie à la fin des années 90 et au début des années 2000, l’a emporté cinq fois.
Quand on est vice-championne mondiale, un titre national, ça peut paraître plus ou moins important. Or c’est loin d’être le cas pour moi. Depuis ma première victoire, ça demeure chaque année un objectif personnel prioritaire. J’aime me mettre au défi avec cette compétition.
Malgré mes victoires précédentes, je ne prends pas les choses à la légère. Les autres filles sont bonnes et elles vont se battre. Je suis bien placée pour le savoir. Je m’entraîne à Saint-Léonard avec Amélie Lacoste, troisième l’an dernier, et Myriane Samson. J’ai aussi vu patiner Cynthia Phaneuf, championne canadienne en 2004, lors d’un show à Québec avant Noël. Toutes les filles sont en grande forme… et je m’inclus dans le lot.
Les championnats canadiens servent aussi de dernière qualification pour les Jeux olympiques de Vancouver. Deux postes sont en jeu. Contrairement à 2006, la compétition ne fera pas foi de tout. Nos résultats depuis le début de la saison seront aussi considérés par la fédération. Ma participation à la finale du circuit Grand Prix représente donc un avantage. Les Japonais ont la même politique. Ainsi, même si Miki Ando a fini quatrième à ses championnats nationaux, elle a été retenue pour les JO.
Cela dit, j’ai l’intention de livrer le meilleur de moi-même à London. Avec le dernier mois d’entraînement que j’ai connu, j’arrive là-bas avec beaucoup de confiance.
Comme je l’avais indiqué dans mon entrée précédente, j’ai modifié un peu la façon de m’entraîner. Plutôt que de pratiquer chaque élément cinq ou six fois avant de faire une routine complète, je me limite à une ou deux répétitions. J’ai donc beaucoup plus d’énergie pour livrer un programme d’un bout à l’autre. J’ai enfin réussi à trouver un rythme et ça roule beaucoup mieux.
Mon aisance à l’entraînement trouve aussi sa source dans les petites modifications qu’on a introduites à mon programme libre. On y a travaillé avec ma chorégraphe Lori Nichol lors d’un séjour à Toronto la semaine dernière.
Le changement le plus important a été apporté à la série arabesque, sur laquelle je tiquais depuis le début de la saison. Je n’arrivais jamais à être synchronisée avec la musique, ce qui devenait frustrant et m’embêtait pendant le reste du programme. On a donc retranché une transition pour la condenser dans une autre. On a mis le doigt sur le bobo et ça crée un effet de surprise super intéressant.
À moins d’un mois des Jeux, les championnats canadiens représentent une compétition très importante, surtout que je n’ai pas patiné à la hauteur de mes capacités depuis le début de la saison. Je veux m’en servir pour bien patiner devant les fans canadiens et mieux me sentir avant Vancouver.
La pression olympique est forte. Et oui, il y a du stress. À force de se faire dire «va chercher l’or» par des gens dans la rue, difficile de l’ignorer. On est humains après tout. Il s’agit de se rappeler que ces gens sont derrière nous et veulent simplement qu’on réussisse.
Je suis donc super confiante et je suis exactement là où je voulais avant les Jeux. Merci pour les encouragements et en espérant vous revenir avec de bonnes nouvelles très bientôt.











































